Aperçu historique de la Paroisse

STE-JEANNE D’ARC de
Lefebvre, QC. Canada
1922 – 1972
rédigé lors du 50e Anniversaire.

 

AVANT – PROPOS

            Ce travail n’est pas nécessairement une histoire au sens strict mais on pourrait l’appeler « un résumé souvenir ».  Il est sans doute incomplet, mais il peut aider à revivre les évènements principaux de l’histoire de la paroisse Ste-Jeanne d’Arc depuis son érection.

            Des renseignements m’ont été fournis par les autorités de la Fabrique, de la Municipalité et de la Commission Scolaire.  D’autres, par la participation des paroissiens ou par des notes personnelles, ce qui amènera peut-être quelques dates approximatives pour des événements secondaires.

            Ce récit a été fait pour aider les gens de mon milieu à prendre connaissance d’une façon spéciale, des évènements importants de la vie paroissiale qui ont marqué la personnalité de ceux qui les entourent.

            Je le dédie à tous mes amis et je remercie les personnes qui ont participé à mon travail.

                                    Signé, Julia Boisvert-Moreau,

                                                Une paroissienne.

Message de

Monsieur le curé

JEAN-PAUL FLEURANT

            Le cinquantenaire est une excellente occasion pour tous de se remémorer le passé pour en dégager les leçons qu’il porte, de revoir les personnes qui sont allés servir la société ailleurs.

            Il est avant tout un temps de fêtes paroissiales, c’est-à-dire un temps de joie, d’échanges avec les autres, dans un climat serein et ouvert.

            Les noces d’or d’un couple est l’occasion de renouveler leur alliance et de partager la joie des enfants.  Il existe une sorte d’alliance entre un paroissien et sa paroisse : autant les personnes qui la composent que le milieu matériel.  C’est cette alliance qui reste au cœur de ceux qui sont partis comme une nostalgie.

            Dans mes meilleurs vœux, je demande au Seigneur-Jésus d’unir plus encore ceux qui demeurent ici et à Ste-Jeanne D’Arc de nous défendre de la division.

                                    Signé, J-P. Fleurant, c.

 Un mot de M. Lionel Girouard, maire,

            Il me fait plaisir de vous présenter mes meilleurs vœux à l’occasion du cinquantenaire de la paroisse de Ste-Jeanne D’Arc.

            Je suis heureux de remplir la charge de maire depuis 1961.

            Je remercie tous ceux qui m’ont apporté leur collaboration dans les services municipaux.  Cette année du cinquantenaire, en nous rappelant le passé, nous invite à penser à la génération future qui déjà grandit sous nos yeux.  C’est pour elle que nous devons donner l’exemple d’une vie intègre pleine de dévouement et d’oubli de soi.

            Bienvenue à tous les gens de l’extérieur qui visiteront la paroisse en cette année du 50e.

                                    Signé, M. Lionel Girouard, maire

Un mot de M. Edgar Pelletier,

Président de la Commission Scolaire.

            Je me joins aux autres dignitaires de la paroisse pour vous offrir mes vœux à l’occasion du cinquantenaire de Ste-Jeanne D’Arc.

            La Commission scolaire n’aura existé que dix-huit ans.  Maintenant notre école relèvera de la Commission Scolaire Régionale d’Acton.

            J’invite tous les parents à suivre les développements de la chose scolaire.

            Je suis bien reconnaissant de la bonne collaboration que j’ai eu de tous mes collègues.

            A tous, heureux 50e anniversaire !

                                    Signé, Edgar Pelletier

I-                  Érection de la Paroisse Ste-Jeanne d’Arc de Lefebvre.

La paroisse de Ste-Jeanne d’Arc célèbre cette année le Cinquantenaire de sa fondation.  Elle fut érigée civilement le 17 juillet 1922 et compte actuellement 405 âmes, réparties en 81 familles.  Elle a été formée d’un démembrement des paroisses de l’Avenir, Durham-Sud et Wickham.

            Des démarches ont été faites à plusieurs reprises pour demander la fondation de cette paroisse.  Une requête en date du 6 juin 1921 fut présentée à Mgr H. Bruneault, évêque de Nicolet, au nom de la majorité des francs-tenanciers dans le but d’obtenir l’érection d’une nouvelle paroisse dont l’église serait construite au centre pour favoriser un plus grand nombre de familles.

            C’est l’abbé Odilon Desrosiers qui fut chargé de vérifier, sur place, les allégations de la dites requête et d’en dresser le procès-verbal.  Ce procès-verbal du délégué constatant et vérifiant les faits énoncés dans la dite requête et les nombres et qualités des signataires requérants, date du 16 décembre 1921.  En février 1922, la majorité eut gain de cause.

            Dès le 14 mars 1922, Monsieur l’abbé J. Alcide Lefèvre fut nommé curé de la nouvelle paroisse.  C’est à lui que revient la charge d’accepter au nom de la Corporation Épiscopale Catholique Romaine, un terrain de huit arpents en superficie, don de M. Joseph Côté.  Ce terrain mesurait deux arpents de front sur le dixième rang de Wickham.  On en fit l’acquisition le 31 mars devant M. Gaston Beaudoin, notaire pour la province de Québec résidant et pratiquant en la paroisse de Wickham-Ouest, district d’Arthabaska.

            Le 2 avril, Monsieur le Curé planta la croix sur l’emplacement de l’église : à 75 pieds du coin de la route de l’Avenir et du 10e rang.  On décida de construire d’abord une chapelle temporaire qui devait par la suite servir de hangar.  En attendant ces travaux, Mgr Bruneault avait donné l’autorisation de se servir, comme oratoire de l’appartement que M. Côté offrait généreusement pour y célébrer la sainte messe; cela permettait de constituer légitimement la fabrique comme en fait foi cette lettre de Mgr l’évêque :

« A partir du jour où vous aurez célébré votre première messe dans cet     oratoire et où votre fabrique sera légitimement constituée, il vous sera permis d’y tenir les registres paroissiaux pour les baptêmes et les mariages. »

            A ce moment, cinq marguilliers ont été choisis.  Les trois premiers, appelés marguilliers du banc, furent MM Maximil Champagne, Joseph Côté, Onésime Parenteau.  Les autres étaient MM Hilaire Bergeron et Alphonse Gagné.

            Les travaux de construction de l’église avaient été confiés à M. J.A. Nadeau de Drummondville, d’après les plans de M.L.J. Caron, architecte de Nicolet.  Le décret permettant de bâtir l’église est datée du 28 mai 1922.  On construisit une église de 115 pieds de long par 48 pieds de largeur, lambrissée en briques.

BÉNÉDICTION DE L’ÉGLISE

            l’ÉGLISE A ÉTÉ BÉNIE PAR Mgr Bruneault le 14 décembre de la même année, à la grande joie des paroissiens.  Plusieurs dignitaires ont signé en cette circonstance :

            J. Ep. Lemire, curé de l’Avenir.

            J. A. Bonin, ptre, curé de St-André d’Acton

            Edouard Tessier, ptre curé de St-François du Lac.

            M. Manseau, ptre curé de Wickham.

            Jos. Laferté, St-Germain.

            J. N. Lessard, ptre curé de St-Nicéphore.

            Pierre Allard, curé de St-Fulgence de Durham.

            Arthur Charest, vicaire à Wickham.

            J. E. Proulx, ptre prof. au Séminaire de Nicolet.

            J. A. Nadeau, entrepreneur.

            J. E. Proulx, ptre prof. au Séminaire de Nicolet.

            C. Baillargeon, vicaire à St-Wenceslas.

            Ludger Morin, ptre, évêché de Nicolet.

            Maximil Champagne.

            Arthur Boisvert, maire.

            J.-B. Boisvert.

            Jos. Côté.

            J.-A. Lefèvre, curé.

            J. Hermann, évêque de Nicolet.

NOS CURÉS

Treize curés se sont succédés à la charge du ministère paroissial,  MM les abbés :

            J. Alcide Lefèvre,             14 mars 1922 au 12 oct. 1925.

            Cyrille Morvan,                 21 oct. 1925 au 10 juil. 1929.

            Donat Plourde,            18 juil. 1929 au 11 nov. 1932.

            Georges Leblanc,            11 nov. 1932 au 29 juin 1936.

            Antonio Bettez,            29 juin 1936 au 25 oct. 1939.

            Antonio Morin,            10 nov. 1939 au 10 oct. 1943.

            Napoléon Gagnon,            22 sept. 1943 au 2 mars 1948.

            Joseph Campagna,            2 mars 1948 au 22 juil. 1949.

            Rodolphe Beaudet,            22 juil. 1949 au      juil. 1951.

            Willie Coll,                 12 sept. 1951 au 17 oct. 1955.

            Germain Farley,            17 oct. 1955 au 15 sept. 1965,

            André Monfette,            15 sept. 1965 au 21 juil. 1971.

            Jean-Paul Fleurant,            24 juil. 1971 à nos jours.

            Ils ont été pour les paroissiens des exemples de générosité dans leur ministère, des initiateurs et des conseillers dans les divers mouvements, des amis pour les malades et les affligés, des pasteurs accueillants et compréhensifs pour tous.

Le premier enfant

                        Le premier enfant né dans la paroisse fut Alcide, Jean-Maurice Moreau, fils de Jean Moreau et de Louisa Laramée.  Il a été baptisé le 30 avril 1922, avant la construction de l’église.

            Marie-Thérèse Ménard, fille de Wilfrid Ménard et de Clarinthe Baillargeon, a été la première baptisée dans l’église neuve, le 26 janvier 1923.

Le premier mariage

            Dans la chapelle temporaire, le 26 septembre 1922, Mle Aurore Montcalm, fille de Noé Montcalm et de Mélina Robert, unissait sa destinée à celle de M. Delphis Pelletier, fils de Lijefroid Pelletier et de Zéphir Boisvert.

            Le premier mariage dans l’église fut celui de M. Willie Chênevert, fils de William et de Joséphine Bazin; et Edouardina Côté, fille de Joseph Côté et de Ernestine Rousseau, le 23 janvier 1923.

La première sépulture

            La première sépulture de la paroisse est datée du 23 novembre 1922.  C’était celle de Jean-Marc Côté, fils de Georges Côté et de Marie-Anne Côté, décédé à l’âge de un jour, pendant la construction de l’église,  Dans l’église, ce fut David Lemaire, époux de Marie-Elmire Comeau, le 26 février 1923.

II      AU SERVICE DE L’ÉGLISE

            Les marguilliers présentement en fonction sont : MM Joseph Boileau, Antoine Poudrier, André Courchesne, Paul-Aimé Cardinal, Yvon Noël, et Mme Adèle Poudrier.  Cette dernière est la première dame à devenir marguillier dans la paroisse.

            Monsieur Lucien Trudel fut le premier bedeau.  MM Camille Deslauriers, Arsène Bergeron et Euclide Lefèbvre ont pris la charge de constable à l’église.

Musique et chant

            Les principaux organistes du début de la paroisse furent :  MM Nazaire Lord et Wilfrid Ménard.  Ils dirigeaient le chœur de chant qui était formé de Mlle Lord et Mme Corriveau, des familles Johnson, Boyce, Poudrier, Bérubé, Parenteau, Roy, Desmarais et Cardinal.  Mme Peurley Boyce a chanté les messes de semaine pendant 35 ans.

            La nouvelle liturgie nous amena la messe rythmée dès 1969 grâce à la générosité des familles Rosaire Tessier, Honoré Courchesne, Paul-Aimé Cardinal, Conrad Girardot et d’autres membres qui venaient exercer le chant régulièrement.  Mme Rosaire Tessier fut la première à s’occuper des chants de la nouvelle liturgie en français.  Actuellement, Mlles Léonie et Jeanne Courchesne se remplacent à l’orgue électrique acheté le 7 décembre 1969.

Enfants de chœur

            Voici les noms de quelques enfants qui ont collaboré :

Au début :  Rodolphe Tessier et ses frères, Léo Lefèvre, Adrien Boisvert et ses frères, et d’autres…

Plus tard : Bernard Verrier,            Bernard Moreau,

                 André et Guy Parenteau,            Pierre Boyce,

                 Guy Desmarais,            Roch Cardin,

                 Yves Bouchard, André Langerin,             Maurice Montcalm,

                 André Benoit,  et d’autres …..

Récemment :  Les enfants des familles Courchesne, Côté, Roy, Poudrier, Boyce,  et autres ….

Autres services

Mme Elphège Robidas s’est chargée à maintes reprises d’œuvres paroissiales, des reposoirs de la fête-Dieu; elle était secondée par tous ceux qui étaient disponibles, spécialement ceux qui ont permis d’installer ces reposoirs chez eux, Philippe Côté, Peurley Boyce, J.N. Trahan et Narcisse Naud.

L’organisation pour les pélerinages à Notre-Dame du Cap relevait de MM O. Parenteau, Joseph Tessier et Elphège Robidas.  Une autre œuvre importante, celle de l’Intronisation du Sacré-Cœur et de l’adoration nocturne, a bénéficié de l’aide de Fernande Boisvert et de Mme Robidas.  Quarante-sept foyers ont été intronisés.

Répartitions

La construction de l’église et de ses dépendances a laissé une dette à la Fabrique de $23,000. environ.  Pendant les dix premières années, les paiements de la première répartition n’ont pas réussi à diminuer la dette de l’église.

Le 28 mai 1933, une demande fut adressée à Nicolet pour cotiser les francs-tenanciers pour un montant de $24,563.32, plus les intérêts à 5%.  Cette demande était signée par :

Urbain Boisvert

Télesphore Proulx

Elzéar Charpentier

Georges Leblanc, curé.

Acceptée, cette répartition était basée sur une période de 20 ans, payable en 40 versements égaux de $614.08 à verser deux fois par année.  Grâce à la bonne collaboration de tous, à MM les curés surtout, le reste de la dette s’éteignit en moins de temps que prévu.

Plusieurs généreux donateurs, prêtres, religieux et laïcs ont contribué à soulager les dépenses de la Fabrique tout au long de son histoire.  Même si leurs noms ne sont pas mentionnés, leurs œuvres demeurent.

Hommage à nos disparus

            Deux cimetières gardent les corps de nos chers disparus.  Le premier avait deux arpents carrés et était détaché du lot 526 du cadastre de Wickham, sur la route de Danby, à un demi mille du village.  Il a servi jusqu’en 1957.

            Un deuxième terrain, acheté de M. Lucien Tessier, le 1er septembre 1957, a été béni le 30 suivant par Mgr A. Martin, au temps de M. le curé Farley.  Le cinquantenaire nous rappelle aussi le souvenir des paroissiens décédés.  Ils sont entrés dans la Maison du Père, tout en laissant derrière eux leurs œuvres et leurs exemples.

            Près de la croix du cimetière « deux anges » achetés en 1959, grâce à des contributions volontaires, semblent nous inviter à préparer saintement notre mort.

III – Vie Économique.

« Dans les années … 20 »

            A cette époque de la fondation de la paroisse, notre pays traversait une période difficile; nous venions à peine de sortir des années de la guerre 1914-18 et de ses conséquences.

            Plusieurs petits cultivateurs ne gardaient pas assez d’animaux pour gagner leur pain sans aller chercher un substitut ailleurs.  Aussi, on en voyait un très grand nombre travailler sur le chemin de fer, d’autres coupaient du bois et le vendaient en bois de papier, en bois de corde ou en bois de construction.  Les Cultivateurs gardaient plusieurs sortes d’animaux : bovins, chevaux, porcs, moutons, et volailles.  Leurs épouses tricotaient la laine pour en confectionner des vêtements chauds.

            Presque partout, chacun cultivait dans son propre jardin une bonne provision de légumes pour l’hiver.  Le mode de conservation était le caveau :   sorte d’abri souterrain de 9 pieds de long par 5 pieds de large et 6 pieds de profondeur creusé dans des côteaux de sable et recouvert de planches et d’une bonne épaisseur de terre.  La plupart des gens entreposaient leurs produits dans des caves fraîches en attendant de les consommer.  Certaines ménagères préparaient des pots ou des boîtes de conserves qu’elles faisaient stériliser quelques heures avec soin.

            Les salaires n’apportaient pas toujours beaucoup de sécurité; en 1934, par exemple, on payait $2.25 par jour un homme avec voiture et chevaux pour charroyer du gravier.  Et, au plus fort de la crise, le salaire d’un employé pour travailler aux foins était de $3.00 par semaine; au temps des semences $2.00 par semaine.

            Cultivateurs et journaliers vivaient modestement avec l’espérance d’un jour meilleur.  Ils avaient un grand cœur pour s’entraider les uns les autres au temps de certains travaux, pour se secourir dans les malheurs et les imprévus de la vie.

            Un certain nombre de cultivateurs ont persévéré et ont maintenant une ferme rentable.  Ils ont agrandi leur lot en défrichant le sol pour faire de la terre-neuve; labour, enlèvement de la pierre, fossés d’égouttement.  De 50 acres de terre cultivable certains ont passé à 120 acres.  Plusieurs ont doublé la superficie de leur ferme en achetant des terres voisines atteignant ainsi de 250 à 300 acres de terrain.  Ils ont augmenté et amélioré leurs troupeaux grâce à différents octrois.  L’outillage et la machinerie se sont modernisés.  Les tracteurs, instruments indispensables pour le fermier ont remplacé les chevaux et les bœufs.

            Tous travaillaient très fort de leurs bras, et les enfants étaient une main-d’œuvre importante sur la ferme.  Les travaux d’amélioration des routes octroyés par le Département de la Colonisation et de la Voirie ont donné un gagne-pain à plusieurs personnes.  Les manufactures de villes voisines comme Acton Rubber, la Canadian Celanese, etc.., et depuis quelques années les compagnies Bombardier et Ski-Roule ont fourni un revenu plus avantageux à nos journaliers, qui forment la majorité des paroissiens.

            Aujourd’hui le niveau de vie s’est élevé.  Bien des familles, sans vivre dans le luxe, vivent dans un grand confort en comparaison avec les fondateurs de la paroisse.

DANBY

            On ne peut parler de Ste Jeanne d’Arc sans parler de Danby qui fait partie de la paroisse.  Danby était le site d’une station de chemin de fer du Canadien National, situé dans le comté de Drummond, à quatre milles de Durham-Sud, sur la ligne d’Acton Vale.

            M. Delphis Labonté, un ancien propriétaire de la place, disait tenir de son père Fulgence Labonté, né à Danby le 18 mars 1856, que ce village possédait une station, plusieurs magasins importants, une église Unie, des hôtelleries, un bureau de poste, un moulin à scie, une tannerie, etc…  Ce village comptait une quarantaine de maisons.  Cependant, un incendie le détruisit entièrement en 1888; les pertes furent énormes et seulement quelques propriétaires rebâtirent leurs résidences.

            Vers 1905, M. Emmanuel Boisvert et ses fils, dont le plus âgé était Urbain, établirent une scierie sur un emplacement acheté de M. Fulgence Préfontaine, tout près du chemin de fer.  Plusieurs générations se sont succédées à cette industrie Boisvert & Fils.  Outre le sciage et la vente du bois de construction, on y faisait des boîtes à beurre, du bois de plancher, du bardeau de cèdre, du clabord, de la latte, etc…

            Et dans le même moulin, au temps de la moisson, une moulange à pierre broyait aussi longtemps que les sacs de grain s’entassaient dans le hangar.  L’année 1940, fut désastreuse le feu ravagea le moulin.  Urbain et ses fils de reconstruisirent dans un style plus nouveau et la production reprit avec une machinerie améliorée sur une plus grande échelle.

            Les clients venaient des paroisses voisines : l’Avenir, South-Durham, Wickham, St-Nicéphore, Ste-Christine, Acton, …  Les voyages de billots, tirés par des chevaux, faisaient la queue, surtout le printemps, à la fonte des neiges.

            Le 13 mai 1953, un nouveau désastre survint.  A partir de ce moment, on opéra avec un moulin portatif, voyageant cà et là au gré des coupes de bois.  Mais ce système était très exigeant : on revint s’installer définitivement à l’ancienne cour jusqu’à la mort du dernier propriétaire, Eugène Boisvert, en mars 1965.

            Au nord du chemin de fer, à Danby, un petit magasin desservait les travailleurs.  Aujourd’hui, il est tenu par M. Lionel Girouard.  Le chemin de fer apportait beaucoup de vie au village : deux trains de passagers allaient et revenaient de Montréal tous les jours, favorisant la population locale et avoisinante.  Tous les jours et surtout en fin de semaine, la plate-forme fourmillait de ces gens qui partaient ou arrivaient et de leurs connaissances qui les accompagnaient à la gare.

            Les vieilles familles Labonté, Grégoire, Boisvert, Girouard, Gagnère, Benoit, Couture, Chantigny, Guilbert, Duffy et bien d’autres, ont souvent été témoins de ce va et viens.  Pendant plusieurs années, les sacs de courrier étaient distribués à la station par les chars, pour être transportés au bureau de poste de la place, à celui de Ste-Christine et à celui de Ste-Jeanne d’Arc.

            Plusieurs commerçants chargeaient des chars de bois de toutes sortes : bois de papier, bois de corde, billots, croûtes, « ties » (dormants de chemin de fer), etc…  Quelques cultivateurs transportaient des bidons de crème ou de lait pour les expédier par chemin de fer.

            Plusieurs agents se sont succédé à la charge de cette station.  De ce nombre, comptons MM Willie Dunn, Alfred Vaillancourt, Samuel Marquis, Hoère Roy, M. Lachapelle, Willie Raymond, Phocas Auclaire.  Puis les agents cédèrent la place à des gardiens pour un temps.  En 1961, la gare de Danby ferme ses portes et est démolie l’année1964.

            Danby avait son école, de l’arrondissement no. 2 de la Commission scolaire de South-Durham.  Elle a été reconstruite vers 1936.  Une cinquantaine d’élèves y ont déjà reçu des cours, de la 1ère à la 9e année inclusivement, sous la direction d’institutrices laïques.  Mlle Fernande Boisvert a enseigné près de 20 ans dans cette école avant la formation de la Commission scolaire de la paroisse. Mme Fleurette Cloutier fut la dernière maîtresse au moment de la fermeture de ce local en 1958.

            Les gens du village travaillaient sur la « Session » du chemin de fer, comme hommes réguliers : MM Grégoire, Labonté, Girouard, Lefèvre, Poudrier, Bergeron ont bien connu le « pompeur à bras ».  M. Dalmas Lefebvre travaille encore pour le Canadien National.

            Le début de l’électricité

            L’installation des lignes électriques dans la paroisse remonte à différentes dates, entre 1951 et 1953, selon les endroits.  A Danby, le courant est arrivé le 15 décembre 1951.

            On n’en finirait pas de mentionner les bienfaits de ce pouvoir, ne serait-ce que pour l’éclairage de nos maisons et des bâtiments.  Que dire des douceurs qu’il a apportées partout, mais surtout à l’étable : réservoirs à eau chaude, moteurs de toutes sortes qui activent les pompes à eau, la trayeuse, le nettoyeur d’étable, le convoyeur à foin, etc, etc …  Les enfants ont été heureux de ne plus employer la pompe à bras pour remplir les auges d’eau placée devant les animaux.

Le service du téléphone

            La compagnie de téléphone de l’Avenir donnait le service dans quelques rangs de Ste-Jeanne d’Arc et de Danby avant de compter de nouveaux abonnés au village.  Le 2 décembre 1962, la compagnie Bell en a fait l’acquisition.

            Le 16 décembre 1967, les abonnés ont bénéficié du service téléphonique automatique et de l’usage du cadran.  C’est à cette même date que les frais interurbains ont été enlevés entre l’Avenir et Drummondville.  Récemment, le 7 décembre 1969, notre municipalité a été reliée à l’ordinateur électronique de Drummondville, permettant les appels interurbains automatiques.

Le village de « Jeanne d’Arc »

            Si vous passez par le village, le soir, vous trouverez un centre bien éclairé par les lumières de rue installées définitivement en janvier 1967, et aussi un bon terrain de stationnement recouvert en asphalte depuis octobre 1969.

            Plus de vingt familles se sont groupées autour de leur église et du magasin.  Dans ce magasin général licencié, M. Ludovic Lamontagne vend à peu près tout à la satisfaction des nombreux clients. Une salle publique, rénovée à maintes reprises, favorise les rencontres pour différentes assemblées et soirées paroissiales récréatives.  Une partie de cette salle, au rez de chaussée, sert le local à la Caisse Populaire, une autre partie à l’artisanat pour l’Association Féminine d’Éducation et d’Action Sociale.

            La Caisse Populaire Ste-Jeanne d’Arc a ouvert ses portes le17 juin 1945, au temps de M. le curé Gagnon.  M. Arthur Boisvert s’est dévoué longtemps pour le progrès de cette Caisse :  il fut successivement président et gérant.  Depuis le 13 mars 1961, M. Julien Roy en assume la responsabilité, en premier comme assistant-gérant, puis comme gérant.

            Les directeurs actuels du conseil d’administration de la Caisse sont : MM Guy Desmarais, Clément Verrier,  Paul-Aimé Cardinal, Pierre Boyce.  Font partie de la Commission de crédit : MM Rolland Côté, Maurice Parenteau et Enide Girardot.  Au Conseil de Surveillance, MM Georges Parenteau et André Courchesne accompagnent Mme Ludovic Lamontagne.  L’actif de la Caisse était de $146,130., le 29 février 1972.

            Deux garages offrent les services de mécaniciens aux gens de la paroisse et des environs, ils sont tenus par Yvon Yergeau et Cyrille Boyce.

            Plusieurs marchands se sont succédés dans un autre magasin qui était situé en face de l’église, Joseph Tessier, Amanda Grégoire-Bérubé, Ephrem Chicoine, Robert Capistran, Lauré Chenail et Jean Charpentier.  Ce magasin a été la proie des flammes en juillet 1962.  Tout près, on trouvait avant 1969 une boutique de portes et châssis où M. Arthur Boisvert accommodait les gens.

            M. Joseph Tessier a occupé la charge de maître de poste dès les premières années.  Mme Bérubé, MM Capistran et Chicoine ont continué ce service en même temps que le magasin.  Par la suite, le bureau de poste s’est déménagé chez Mlle Berthe Roberge et enfin au local de la Caisse Populaire.  Aujourd’hui le bureau est fermé et nous avons la malle rurale de Durham Sud :  M. Henri Roberge fait la livraison du courrier de la route rurale no 5 qui comprend les rangs 10 et 11.

            Une fromagerie a déjà été mise en opération bien avant l’érection de la paroisse pour accommoder les cultivateurs.  Depuis qu’elle a été ravagée par le feu vers 1927, les gens ont pu transporter leur crème à la beurrerie que M. Sam Deslauriers opérait à quelques milles dans la paroisse voisine.  En face de l’ancienne fromagerie, M. Peurley Boyce a tenu pour un temps une épicerie qui a servi par la suite de boutique de forge à M. Roy, pour ferrer les chevaux.

IV – Vie Sociale

« La municipalité Lefebvre »

            La paroisse fut érigée civilement le 17 juillet 1922 et la municipalité comprenant tout le territoire de cette paroisse fut constituée le 10 octobre 1922.  Le 8 novembre de la même année M. le notaire Beaudoin remplit la charge de secrétaire-trésorier au premier Conseil de Lefebvre.  M. Joseph Tessier le remplaça le 4 décembre et garda la fonction de secrétaire-trésorier jusqu’en octobre 1923, au prix de $25.00 par année.

            A cette époque les assemblées avaient lieu à la salle Côté, louée au prix de $50. par année, chauffée.  Maintenant les réunions ont lieu dans la salle publique qui a été achetée de M. Mastai Trahan en 1927.

            Voici la liste des maires qui ont illustré l’histoire de notre municipalité :

            MM. Arthur Boisvert, 8 nov.            1922 à 1927.

                     Urbain Boisvert,            1927 – 1933.

                     Napoléon Montcalm,            1933 – 1935.

                     Urbain Boisvert,            1935 – 1937.

                     Arthur Boisvert,            1937 – 1941.

                     Elzéar Charpentier,            1941 – 1953.

                                 Elphège Robidas,                       1953 – 1961.

                     Arthur Boisvert, 11 janv.     1961 – 21 février 1961.

                     Lionel Girouard,            1961 – à nos jours.

            Dans les livres de la Municipalité, les conseillers présents à la première assemblée sont :

            MM. Irénée Pelletier            Wilfrid Ménard

                     Curtus Mistime,            Ernest Patrick

                     Jos. L. Trahan,

            Les conseillers actuels sont:

            MM. Lévis Gérardot,            Rolland Côté,

                     Rosaire Tessier,            Maurice Parenteau,

                     Guy Desmarais,                        Jacques Parenteau.

            Les secrétaires-trésoriers ont joué aussi un grand rôle.  Voici ceux qui ont suivi M. Joseph Tessier :

            MM. Elzéar Gauthier,            1923 à 1928.

                     Arthur Boisvert, 7 janv.     1928 au 16 août 1928.

                     Eugène Boisvert,            1928 à 1938.

                     Gustave Desmarais,            1938 à 1953.

                     Roger Parenteau,            1953 à 1958.

                     Onésime Parenteau,            1958 à nos jours.

            Le rôle d’évaluation a été confié en premier à MM. Albert Moreau, Amédée St-Michel, Austin Timmons.  Leur secrétaire était M. Joseph Tessier.

            Grâce à l’aide du Gouvernement qui s’est chargé des routes et des ponts, les taxes n’ont jamais été trop élevées.  Grâce à nos administrateurs qui prennent l’intérêt de tous les contribuables.

            La municipalité possède son propre camion pour ouvrir les chemins d’hiver dans la paroisse depuis 1959.  Le conseil en a acheté un autre en 1971.  Lorenzo Yergeau et ses fils furent engagées successivement comme chauffeurs de ces camions.  Il faut louer leur bon travail.  Les chemins étaient ouverts par des particuliers avant cela.

            MM. Jean Charpentier, Marcel Hérous, Bernard Gérardot, etc., ont fait oublier l’emploi des charrues à neige tirées par des chevaux.  Comme partout ailleurs dans la région les chemins de terre furent gravelés par sections à partir de 1934.  Nous avons vu la route se recouvrir d’asphalte depuis les dernières années.

La Commission Scolaire

            Dès le début de la paroisse, nos écoles étaient sous la dépendance des paroisses voisines.  Ce n’est que le 13 septembre 1954 qu’une demande fut faite au surintendant de l’instruction publique aux fins d’ériger un système central d’école dans la dite Corporation par la réunion des divers arrondissements formés par le détachement des corporations démembrées.

            A l’assemblée du 2 novembre 1954, il fut proposé par M. Onésime Parenteau, une résolution à l’effet que les Commissaires d’écoles de la dite corporation demandent une entrevue à M. Joseph L. Pagé du Département de l’Instruction Publique aux fins de discuter une question de construction d’école….. une école de quatre classes avec un logement.

            Le terrain de l’école, soit deux acres fut acheté de la fabrique, au montant de un dollar, le 1er mars 1955.  A une assemblée convoquée par le président, le dixième jour de mai 1955, il y eut une résolution à l’effet que les plans de cette école soient acceptés….. et que les soumissions sortent.

            M. Urbain Houle de Drummondville fut accepté pour exécuter les travaux de construction de l’école.  Mgr Demers en fit la bénédiction le 18 décembre 1956.  Le coût total de la construction de l’école centrale était de : $45,195.  Le Conseil de l’Instruction publique a donné $33,195., et la Commission scolaire locale a émis des obligations pour un montant de $12,000.  En vertu du Bill 46, sur ces obligations le Gouvernement payait 50% des obligations échues à chaque année.

            Le 19 juillet 1954, le septième jour après l’élection des commissaires, eut lieu la première assemblée.  Les Commissaires d’école étaient :

            MM. l’abbé Willie Coll, curé,

                     Lionel Girouard,

                     Joseph Tessier,

                                Onésime Parenteau,

                                et Elzéar Charpentier.  Ce dernier à été choisi président à cette réunion.  M. Roger Parenteau en était le secrétaire.  Il fut remplacé par Bernard Moreau de 1960 à 1962, et enfin par M. Julien Roy de 1962 à 1972, année du regroupement des commissions scolaires.

            Voici la liste des présidents :

            MM. Elzéar Charpentier, élu le 19 juillet 1954,

                                Onésime Parenteau            10 août 1957,

                                Paul-Aimé Cardinal            1 août 1960,

                                Joseph St-Onge                  11 juin, 1962,

                                Paul Champagne                11 juin 1963,

                                Gérard Delude                       7 novembre 1967,

                                Edgar Pelletier                       9 juin 1969.

            Le premier concierge, M. Ulric Roberge est entré en fonction à l’école centrale dès le début.  Avant que la Commission scolaire soit formée dans la paroisse, il y avait quatre écoles : une au 7e, une au 8e, une au 10e de Wickham et une a Danby.  Sur les 90 élèves de la paroisse, environ 50 étaient inscrits à Danby pour l’arrondissement No 2 de South-Durham et étaient sous la direction de Mlle Aline Boisvert et de sa sœur Monique lors de la formation de la Corporation scolaire.  Cette école de rang ferma ses portes en 1958.

            Parmi les institutrices qui ont enseigné à l’école centrale de 1955 à 1972 quelques-unes sont du milieu paroissial.  Nous gardons d’elles un souvenir reconnaissant de même que pour les autres aussi.  Les institutrices issues des familles de Ste-Jeanne d’Arc sont : -

            Mlles Parenteau, Rose-Ange, Yolande, M.-Blanche, Rollande de Claudette

            Mlles Ménard, Thérèse, Yvonne, Maria, Rita.

            Mlles Aline, Monique et Annette Boisvert.

            Mlles Desmarais, M.-Perle, Mai-Claire et M.-Paule

            Mlles Thérèse, Clémence, Estelle et Florence Moreau.

            Mlles Fleurette Verrier et M.-Claire Boyce.

            Il y en a peut-être d’autres qui ont quitté nos rangs au cours des années.  Présentement, 85 élèves sont inscrits à l’école centrale sous la responsabilité de Mme Marielle Parenteau et de ses compagnes Mmes Françoise Robitaille, Colette Bélanger et Martine Ruest.

            Le budget scolaire prévoyait des dépenses de l’ordre de $67,130. pour 1971 – 1972.  Nos élèves de 8e et 9e années sont tombés sous la juridiction de la Régionale St-François en septembre 1964.  Antérieurement, ces jeunes ont fréquenté les écoles de St-Fulgence de Durham, d’Acton et de Wickham, tour à tour à la suite d’une entente avec ces différentes commissions scolaires.

            A compter du 30 juin 1972, en vertu de la loi 27, adoptée par le Ministère de l’Éducation, la Commission Scolaire de Ste-Jeanne d’Arc cessera d’exister.  Le 1er juillet, le territoire de la Municipalité de Lefèbvre fera partie de la nouvelle Commission Scolaire régionalisée d’Acton.

            Hommages au dernier secrétaire M. Julien Roy, pour son bon travail et sa disponibilité, et au dernier conseil formé de :

Messieurs Edgar Pelletier, président,

            Antoine Poudrier,

            Joseph Boileau,

            Germain Roymond,

            Roger Tessier.

IV – DIVERS ORGANISMES

L’ U. C. C.

            Dès son début, la paroisse fut dotée d’un Cercle Agricole qui donnait différents services aux cultivateurs, tels que : location ou prêt de cribles, pelle à chevaux pour fossé, etc…

            Ce cercle fut remplacé par l’Union catholique des cultivateurs le 17 novembre 1945.

            Ste-Jeanne d’Arc fut une des premières paroisses des alentours à faire partie de L’U.C.C. et a compté jusqu’à 68 membres.  A l’occasion d’une collecte le Cercle a fourni au fonds professionnel de L’U.C.C. la jolie somme de $850.

            Les dirigeants du bureau de direction pour 1970-71 sont :

            MM. Edgar Pelletier, prés.

                     Clément Verrier, vice-prés.

                     Paul-Aimé Cardinal, directeur,

                     Honoré Courchesne,

                     Paul-Émile Provencher,

                     Jacques Parenteau,

                    Georges Poudrier,

                    Armand Courchesne, Secrétaire.

            Les gens doivent beaucoup à quelques personnes qui se sont dévouées sans compter pour plusieurs charges de L’U.C.C..  M. Onésime Parenteau s’est mérité un trophée mérite pour 25 ans de travail au service de L’U.C.C..  M. Rolland Côté en a obtenu un pour 10 ans de service comme secrétaire.  M. Elphege Robidas qui fut administrateur diocésain durant 4 ans a reçu un trophée mérite au Pavillon des Erables, de St-Wenceslas, a l’occasion d’un banquet.  M. Paul-Aimé Cardinal et autres ont aussi fait leur large part.

FEMMES CHRÉTIENNES

            Les diverses autres associations sont : la Ligue catholique féminine, les Femmes chrétiennes (Dames de Ste-Anne), les Chrétiens d’aujourd’hui (Ligue du Sacré-Cœur), le Comité des sinistrés, l’association féminine d’Éducation et d’Action sociale (A.F.E.A.S.).

            M. le curé Farley a fondé l’association des Dames de Ste-Anne le 26 juillet 1956.  Cinquante-six aspirantes ont été reçues membres ;  Il en a été l’aumônier.

            Mme Elphège Robidas est nommée présidente, Mme Onésime Parenteau, vice-présidente et Mme Eugène Boisvert, secrétaire.

COMITÉ DE L’AIDE AUX SINISTRÉS

            Le comité de l’aide aux sinistrés compte quelques bénévoles :

            MM. Onésime Parenteau, sec.-très. et prés.

                     Guy Desmarais

                     Edgar Pelletier

                  Paul-Aimé Cardinal

                 Clément Verrier

                 Elphège Robidas

IV – DIVERS ORGANISMES

            L A F E A S

            A la demande de Mme Edgar Pelletier, M. le curé Farley a formé la cercle de l’Union catholique des Femmes rurales.

            A la réunion d’ouverture du 2 avril 1977 étaient présents :

Mme Dominique Gaudreault, présidente diocésaine.

            Mme Emile Ménard, présidente de secteur.

            M. l’abbé René Véronneau, Aumônier diocésain.

            Deux représentantes de Ste-Christine.

            Pour constituer le Conseil de ce cercle paroissial ont été élues :

            Mme Onésime Parenteau, prés.

            Edgar Pelletier, vice-prés.

            Arthur Boisvert, dirigeant.

            Olivier Parenteau, dirigeant.

            Guy Desmarais, dirigeant.

            Rolland Côté, secrétaire,

            M. le curé, aumônier.

            Quinze dames ont payé leur cotisation établie à $1.00 par membre et l’abonnement à la revue de l’U.C.F.R. de .65 par année.

            Les autres présidentes sont :

            Mmes Elphège Robidas            1958-59

            Edgar Pelletier            1960-61

            Olivier Parenteau                                 1962-63

            Joseph Roy      1964-65

            Paul Charpentier                              1966-67

            Antoine Poudrier                                   1968-69

            Edgar Pelletier            1970-71

            C’est à la fin du terme de Mme Roy et sous celui de Mme Paul Charpentier en 1966, que le Cercle de l’U.C.F.R. s’est fusionné avec le Cercle de l’Économie domestique.  Les deux cercles ont adopté le nom de l’Association Féminine d’Éducation et d’Action sociale. (A.F.E.A.S.)

            Voici le nom des secrétaires : Mme Rolland Côté, Mle Jeanne Côté, Mme Cyrille Boyce, Mme Honoré Courchesne, Mlle Louise Lamontagne, Mme Hélène Robidas.

            Cet organisme paroissial est un des plus vivants.  Leur travail en commun contribue grandement à rapprocher les gens pour former une grande famille paroissiale.  Il a pu réaliser : parties de cartes, expositions, vestiaire, cours de gouvernement, élection d’une reine, dépouillements d’arbre de Noël, achat de table de banquet et d’une cafetière, contribution pour l’O.T.J. et pour l’U.M.O.F.C., service d’échange de patron, participation aux expositions diocésaines et locales.

LES LOISIRS

            Autrefois les loisirs étaient plus simples.  Chacun leur tour, parents et amis se réunissaient pour une veillée.  On chantait, on jouait aux cartes, parfois on faisait des jeux de société.  Les quadrilles au son de la musique entraînante plaisaient beaucoup aux jeunes aux temps des « Fêtes », l’esprit de famille y était pour beaucoup.

            Plusieurs « séances » et parties de cartes furent organisées par Mlle Florida Provencher, Mme Ph. Auclaire, par les présidentes de l’U.C.F.R. et par les Dames de Ste-Anne.

            Le premier tombola au profit de l’église dura une semaine.  Mlles Gertrude Grégoire et Alpaide Arel convoitaient l’une et l’autre le titre de reine.  Pour obtenir ce privilège il fallait concourir, s’occuper de toutes les activités du tombola dans le but de rapporter le plus gros montant d’argent possible par la vente de billets, vente par enchère de panier de provisions, etc..  Mle Grégoire a eu la chance d’être élue reine, mais son adversaire de force a reçu une bien belle ovation aussi.

            Les Bingos furent sans contredit une source pécuniaire avantageuse pour la fabrique.

            Un théâtre de marionnettes exécuté par M. Germain Boisvert et son compagnon a bien intéressé les enfants.

            L’œuvre des Terrains de Jeux (O.T.J.) a été fondé le 14 janvier 1962.  M. Onésime Parenteau était le président, Paul Champagne, secrétaire.  Les autres membres étaient Paul-Aimé Cardinal et Honoré Courchesne.

            Actuellement, M. le curé Fleurant, Eusèbe Paulin, Jacques Boyce, Mme Yvonne Paulin, la secrétaire, forment le bureau de direction.

            Le Club de l’Auto-Neige a transformé l’activité hivernale.

            Nous avons des salles de divertissement et un lac artificiel, la Plage Héroux, pour ceux qui veulent se détendre et se baigner durant l’été.

            Les chalets sont nombreux et les gens de l’extérieur, au nombre de 253 demi-saisonniers y trouvent l’air pur et le repos de nos campagnes.

V- NOS ENFANTS ET LEUR CHAMP D’ACTION

            LES RELIGIEUX

            La paroisse a donne à l’Église plusieurs vocations religieuses.  Ces personnes oeuvrent dans l’Église du Québec et de l’extérieur.  En voici les noms :

            Jean Filion, prêtre du diocèse de St-Hyacinthe et

            Robert Filion, frère Oblat de Marie, tous deux fils de M. l’agronome Amédée Filion et de Graciosa Capistran.

Vianney St-Michel, frère supérieur provincial des Frères Ste-Croix et  St-Michel, sœur de l’Assomption de Nicolet,  tous deux enfants

            de Amédée St-Michel et de Brigitte Rivard.

Clémence et Estelle Moreau, sœurs de la Présentation de Marie de     St-Hyacinthe, filles de Jean-Baptiste Moreau et de  Julia Boisvert.

            Voici les noms de quelques religieux qui ne sont pas nés dans la paroisse mais qui en ont fait partie avant leur départ :

            Olivier Charpentier, frère Oblat de Marie Immaculée, fils de Elzéar Charpentier et de Marie-Louise Dumas.

            Armand Provencher, frère Oblat de Marie, fils de Dovila Provencher et de Marie-Rose Lapierre.

            Germaine et Yvonne Boisvert, sœurs de la Présentation de Marie et

Fernande Boisvert, sœur de la visitation Ste-Marie d’Ottawa, filles

de Urbain Boisvert et de Régina Boisvert.

            Florence Proulx, sœur des Servantes du St-Sacrement de Québec, fille de Henri Proulx et de Eva Côté.

            Pauline Filion, sœur St-Joseph de St-Hyacinthe, fille de M. l’agronome Amédée Filion et de Marie-Oretta Bélanger (1e mariage)

            Julienne Roy, sœur de l’Assomption de Nicolet, fille de Joseph Roy et de Eva Courchesne.

V – NOS ENFANTS ET LEUR CHAMP D’ACTION

            LES AUTRES

            Les enfants issus de nos familles ont beaucoup plus de facilité pour s’instruire, actuellement grâce aux écoles de la Commission scolaire Régionale St-François et à la persévérance des étudiants qui ont atteint les études supérieures et même universitaires.  Il y en a de tous les métiers : menuisiers, mécaniciens, plombiers, etc., et de toutes les professions répondant par leur compétence aux besoins des gens à travers le pays et en dehors.

            Un bel exemple de cet exode rural nous est donné par une famille de 15 enfants.  Parmi eux, 8 sont mariés : 3 garçons et 5 filles.  L’aîné est entrepreneur en construction à Drummondville.  Le deuxième travaille dans un garage au village; tandis que les deux autres sont employés dans un atelier d’autoneige à Valcourt.  La menuiserie en a attiré deux plus jeunes qu’eux à Drummondville.  Seuls les deux benjamins partagent la tâche du père Guillaume Cardinal qui est propriétaire d’une ferme à 2 milles au coin de la grand’route de Ste-Jeanne d’Arc.

UNE GRANDE FAMILLE

            LES JUBILAIRES DE L’ANNÉE DU CINQUANTENAIRE

                         1912 - 1972    

            Le 6 mai 1972 M. Mme Hercule Poudrier fêtaient leur 60e anniversaire de mariage.

            A cette occasion, ils se jurèrent de nouveau amour et fidélité à la messe chantée dans l’église de Ste-Jeanne d’Arc.  Monsieur l’abbé Jean-Paul Fleurant officiait et prononça l’homélie, soulignant les mérites et les qualités des jubilaires, invitant tous les couples présents à la fidélité conjugale et au souci de ceux qui sont dans la peine.  Dans le chœur, on remarquait M. l’Abbé Germain Farley, un ancien curé de la paroisse.

            Leurs enfants, petits-enfants étaient nombreux pour y participer et les parents et amis aussi.

            Un banquet de 150 couverts fut servi au Club de Ste-Jeanne d’Arc.  Monsieur le curé Farley félicita les jubilaires et leur transmit les meilleurs vœux au micro.

            Et, à la veillée, les paroissiens profitaient de cette circonstance pour ouvrir leurs activités commémoratives du cinquantenaire de la paroisse avec la permission de M. Poudrier.

            La fête fut réussie et tout le monde avait de l’entrain, ce qui fit dire au jubilaire, à qui l’on demandait si la fatigue prenait le dessus : non, je suis heureux! Qui ne le serait pas, en montrant cette belle jeunesse qui dansait au rythme de la musique jouée par l’orchestre « Le Dragon d’Or » sans se lasser.

            Monsieur Poudrier est originaire de St-Wenceslas.  Il est allé demeurer à Warwick dans son jeune âge avec ses parents, Flavien Poudrier et Julie Bergeron.

            Madame Poudrier née Marianne Brossard, est la fille de Jessé Brossard et de Arline Béliveau.

            C’est dans l’église de St-Albert que fut béni leur mariage, le 6 mai 1912.

            Après leur union ils sont allés demeurer aux État-Unis, où six de leurs enfants virent le jour.  En 1925, ils ont émigré des État-Unis à Ste-Jeanne d’Arc.

            Ils ont eu dix enfants; maintenant ils comptent soixante petits-enfants et dix arrière-petits-enfants.